Archive des nouvelles

Attentat de Charlie Hebdo, la terreur n’aura pas.. Le 11 janvier 2015 à 21:59
Attentat de Charlie Hebdo, la terreur n’aura pas le dernier mot !

L’attentat perpétré ce matin contre la rédaction de Charlie Hebdo nous bouleverse et nous partageons la douleur des proches des victimes. En ce début d’année 2015, nous ressentons l’ampleur du choc que provoque cette attaque au sein de la société française, et l’effroi ressenti par la population.

CCFD-Terre Solidaire
Secours Catholique-Caritas France
Secours Islamique France

Face à cette atteinte intolérable à la liberté d’expression, nous voulons simplement réaffirmer ce pourquoi nous luttons, les valeurs que nous défendons :
Nous croyons la solidarité plus forte que la violence.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses, et associations à créer un élan de fraternité qui témoignera de la réalité de cette force au cœur de la nuit.
Nous croyons au dialogue plus fort que la terreur.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à s’engager publiquement au service d’une laïcité de dialogue et du respect de la liberté de conscience.
Nous appelons à poursuivre la construction d’une France et d’un monde fraternels.
Nous ne laisserons pas tuer l’Espoir.
Nous appelons chacun, individus, communautés religieuses et associations à rejoindre tous ceux qui sont, en France et dans le monde, engagés pour lutter contre l’inacceptable inhumanité.
Car c’est bien ENSEMBLE que nous relèverons ces défis.
Guy Aurenche, Président du CCFD-Terre Solidaire
Véronique Fayet, Présidente du Secours Catholique
Rachid Lahlou, Président du Secours Islamique France
Contacts presse :
CCFD-Terre Solidaire : Karine Appy : 06 66 12 33 02
Secours Catholique-Caritas France : Geoffroy Lefort : 06 07 12 46 36
Secours Islamique France : Samira Alaoui : 06 24 10 25 95
Déclaration du Conseil pour le dialogue int Le 11 janvier 2015 à 21:50
Déclaration du Conseil pour le dialogue inter-religieux

Cité du Vatican, 8 janvier 2015 (VIS). Voici la déclaration diffusée ce midi par le
Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux:"
Alors que prend fin la rencontre romaine de quatre Imams de
France, qui ont participé avec une délégation de la Conférence
épiscopale française à l'audience générale d'hier, les participants,
choqués par l'odieux attentat qui a visé le siège de la publication
Charlie Hebdo, désirent encore une fois s'associer aux paroles
prononcées hier et ce matin par le Pape François pour dénoncer la
cruauté et la violence aveugle. Comme lui, nous invitons les
croyants à manifester par l'amitié et la prière leur solidarité humaine
et spirituelle envers les victimes et leurs familles. Dans ces
circonstances, il convient de rappeler que sans la liberté
d'expression, le monde est en danger. Il est impératif de s'opposer
à la haine et à toute forme de violence qui détruit la vie humaine,
viole la dignité de la personne, mine radicalement le bien
fondamental de la coexistence pacifique entre les personnes et les
peuples, au-delà des différences de nationalité, de religion et de
culture. Les responsables religieux sont appelés à promouvoir
toujours davantage une culture de paix et d'espérance, capable de
vaincre la peur et de construire des ponts entre les hommes.
Considérant l'impact des moyens de communication, ils invitent
leurs responsables à offrir une information respectueuse des
religions, de leurs adeptes et de leurs pratiques, favorisant ainsi
une culture de la rencontre. Le dialogue inter-religieux demeure la
seule voie à parcourir ensemble pour dissiper les préjugés".
Ce document porte les signatures du Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du dicastère,
et de Mgr.Michel Dubost, Évêque d’Évry Corbeil -Essonnes et Président du Conseil
épiscopal français pour les relations inter-religieuses, de MM.les Imams Tareq Oubrou,
Azzedine Gaci, Mohammed Moussaoui et Djelloul Seddiki, et de l'Abbé Christophe
Roucou (Mission de France), Directeur du Service national pour les relations avec l'Islam
FETE DES PEUPLES Le 13 janvier 2012 à 12:16
- FÊTE DES PEUPLES : dimanche 19 février -
Messe à 10H30 à l’église Saint-Arbogast suivie d’un repas et d’un
temps de fête au Foyer Saint-Arbogast.
LA FÊTE A TOUT ÂGE Le 10 mai 2007 à 11:57
« C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau ». Joli mois de mai. Mois des fêtes.
Le 1er mai nous avons vécu notre traditionnel pèlerinage à Maria Altbronn. Soutenus par la chorale du Sacré-Cœur, dans une église remplie, nous avons chanté le Christ ressuscité et sa maman Marie. Le père Joseph, dans son homélie a souligné qu’avant de prêcher la Bonne Nouvelle, durant trois ans, Jésus a travaillé de ses mains durant 18 ans comme charpentier, dans l’atelier de Nazareth. Il a ainsi montré la grandeur, la beauté du travail manuel et du service discret des hommes dans la vie ordinaire.
A midi, les uns ont pique-niqué, par un beau soleil, les autres ont mangé au restaurant de Dahlenheim les bons plats préparés par Mr Muller.
Puis nous nous sommes encore retrouvés à l’église pour prier et méditer à partir de la vie de Marie. Elle aussi a vécu une vie de service, dans la discrétion, que ce soit à Nazareth, chez Elisabeth ou à Cana.
Le 5 mai, c’était la Fête de la JOC d’Alsace, à Illkirch. Les jeunes de notre communauté de paroisses ont pris une grande part à la réussite de cette fête. Il y eut d’abord un temps de formation, avec un jeu sur les discriminations, des stands sur l’orientation dans les études et sur l’accompagnement des jeunes vers l’emploi. Ces stands étaient animés par des professionnels du CIO et de l’OPI. Ensuite, place à la fête avec d’abord un groupe folklorique « Ambiance Mauricienne », puis une boum animée par un DJ qui a su mettre l’ambiance. Tout cela s’est déroulé dans une atmosphère joyeuse et conviviale.
Le 6 mai, c’était au tour des aînés, des malades et des handicapés de se retrouver à l’église du Sacré Cœur pour la messe des malades. Une vingtaine de personnes ont reçu le sacrement des malades. Les trois prêtres leur ont imposé les mains, puis elles ont reçu l’onction d’huile sur le front et dans les mains. Ce n’était plus « l’extrême onction », qui faisait peur, mais c’était comme une caresse de Dieu qui nous exprime sa tendresse. Soutenus par la chorale et par les paroissiens venus célébrer le jour du Seigneur, nous avons chanté notre confiance en Dieu et en Marie sa Mère.
Tout cela s’est terminé au sous-sol dans la bonne humeur autour du café, des tisanes, d’excellents gâteaux de toutes sortes. Merci à l’équipe « Visiteurs de malades » à la chorale et à toutes les personnes qui ont contribué à cette belle fête.
Le mois de mai c’est aussi le mois où les enfants font leur Première Communion. Ils sont 18 à Saint Arbogast et 18 au Sacré Cœur.
Vive le joli mois de mai.
EPIPHANIE A SAINT ARBOGAST Le 18 janvier 2007 à 14:19
EPIPHANIE A SAINT ARBOGAST
FETE DES 150 ANS DU PRADO

Le dimanche 7 janvier, jour de l’Epiphanie, nous avons vécu un grand événement d’Eglise. D’abord, 150 personnes étaient rassemblées à l’église Antoine Chevrier, à l’occasion du 150ème anniversaire de la conversion de ce prêtre des pauvres. Ensuite, l’église Saint Arbogast a accueilli 400 personnes pour célébrer l’engagement définitif à l’association des prêtres du Prado Louis Schmuck, Jean Marc Bottais, Joseph Lachmann et Gérard Ballast. L’Eucharistie était présidée par Jean Pierre Grallet, évêque auxiliaire.
Dans un moment de forte émotion, les 4 prêtres ont prononcé ensemble les paroles de l’engagement :
« Je me décide à suivre Notre Seigneur Jésus Christ de plus près, pour me rendre capable de travailler plus efficacement au salut des hommes.
Au sein de la famille du Prado et devant l’Eglise, je promets pour toujours à Dieu de pratiquer selon les constitutions de l’Association :
- la pauvreté et l’humilité, pour l’amour du christ, né dans une crèche, et des pauvres auxquels nous sommes envoyés,
- l’obéissance, pour l’amour de Jésus qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort de la croix, et de ceux qui portent dans leur chair la marque de la souffrance,
- la chasteté dans le célibat et le don de tout moi-même, pour l’amour de Celui qui s’est fait notre nourriture dans l’Eucharistie, et de tous ceux qui ont faim d’amour, de justice et de liberté…
Cet événement a fait surgir des questions chez beaucoup d’entre vous :
Les prêtres du Prado font les 3 vœux, alors sont-ils des religieux ?
Non, les pradosiens sont et restent prêtres diocésains. Antoine Chevrier disait : « les religieux observent les conseils évangéliques, pourquoi les prêtres diocésains ne les observeraient-ils pas… Les religieux sont dans leurs cloîtres, mais le prêtre est fait pour vivre au milieu des hommes et lui, plus que les autres doit donner le témoignage d’une vie selon l’Evangile. »
Les prêtres n’ont-ils pas déjà fait les 3 vœux au moment de leur ordination ?
Non, au moment de l’ordination les prêtres se sont engagés dans le célibat et ont promis obéissance à l’Evêque. Au Prado, le prêtre s’engage à vivre simplement, à vivre dans l’obéissance à l’évêque et dans la fidélité à l’Evangile, et à la chasteté dans le célibat. Ce mot de chasteté est souvent mal compris. Il signifie qu’on ne doit pas s’approprier l’autre, ne pas être possessif, respecter l’autre dans sa liberté. Les époux aussi sont appelés à vivre la chasteté.
Les conseils évangéliques sont ils réservés aux prêtres et aux religieux ?
Non. D’ailleurs beaucoup de laïcs, suivant l’exemple d’Antoine Chevrier ou d’autres saints comme Charles de Foucault, Thérèse de l’Enfant Jésus, St François, … essaient de vivre dans la simplicité, dans la fidélité à l’Evangile, dans un profond respect de l’autre, et cela en se nourrissant chaque jour de l’Evangile et si possible de l’Eucharistie.
Homélie de la nuit de Noël 2006 Le 25 décembre 2006 à 11:20
« Toute nuit revit dans le silence le secret qui fit le premier jour
Cette nuit nous chante la naissance où Dieu mit au monde son amour. »

Nous avons beaucoup de chance, chers amis, de pouvoir en cette nuit communier, en silence, dans la paix, au mystère de Dieu.
Prenons le temps de contempler ce nouveau-né, dans une mangeoire, pour commencer à comprendre quelque chose de la présence de Dieu dans notre monde.
Prenons le temps, avec les bergers, avec les petits, pour contempler cet enfant.

Les bergers sont les petits de tous les temps.
Etre « petit », n’a rien à voir avec la taille seulement ! Même si, bien souvent, les enfants sont des « petits » Etre petit, c’est être considéré comme sans importance. Les « petits » n’ont pas doit à la même dignité que out le monde, ils ne sont pas écoutés ; ils sont parfois rejetés, méprisés.
L’autre soir, au mouvement du Nid, Sandra, une bergère d’aujourd’hui, qui se prépare au baptême nous disait après avoir lu cet Evangile : « Moi, je crois que je suis une petite »

Les « petits » attendent. Il ont tellement besoin d’amour que leur cœur et leur esprit sont grands ouverts pour accueillir cette Bonne Nouvelle : Dieu devient un enfant de la terre. Il naît, « petit » au milieu des « petits »
Alors ils sont heureux, ils ont le cœur en joie, comme les bergers de Bethléem.

Le chemin de Bethléem est un chemin d’humilité.
En se faisant si petit enfant, Dieu nous dit : confiance, n’ayez pas peur de moi. Regardez-moi, je suis fragile. Je n’ai aucun pouvoir. Je sais tout juste ouvrir mes bras et vous faire un petit sourire.
Contempler le nouveau-né à Bethléem est un chemin de réconciliation avec ma pauvreté.
L’orgueil se brise devant la crèche.
Il faut tellement se pencher pour comprendre et aimer un petit enfant.
Et pour prendre un bébé dans ses bras il faut non seulement se pencher mais encore avoir les mains vides.

On ne triche pas avec l’enfant de Bethléem. Nous avons, chacun de nous, nos pauvretés, nos fragilités. Apportons-les à la crèche, sentons-nous « petits ».
Alors nous pourrons accueillir cette Bonne Nouvelle : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. »
Dieu nous aime ; il est pour nous un Père qui nous aime, chacun.
Il nous l’a montré en Jésus, qui s’est fait petit parmi les petits, qui s’est fait notre frère.
Le langage que parle l’enfant de la crèche c’est le langage de la pauvreté et de l’humilité. Un langage que les pauvres, et aussi les riches, ont besoin de voir parler dans l’Eglise d’aujourd’hui.

Un homme, il y a 150 ans, durant la nuit de Noël 1856, a parfaitement compris la beauté et la grandeur de ce mystère : c’est Antoine Chevrier.
Méditant devant la crèche de l’église St André à la Guillotière, un faubourg de Lyon, ce jeune prêtre a été bouleversé par le mystère de l’incarnation.
« Un Dieu se fait enfant… Dieu, par amour, se rend visible ; il nous appartient, il nous est donné, il vient habiter parmi nous. »
Antoine Chevrier appellera cette nuit de Noël, la nuit de sa conversion. Il dira :
« c’est en méditant la nuit de Noël sur la pauvreté de Notre Seigneur et son abaissement parmi les hommes que j’ai résolu de tout quitter et de vivre le plus pauvrement possible.
Dans la lumière de Noël, le père Chevrier perçoit la vanité du style de vie des prêtres de son époque : ils aiment le confort, les beaux presbytères, ils courent après les postes, les distinctions, les honneurs, ils aiment à se montrer dans la bonne société, parmi les grands de la ville.
Dans toute sa vie, écrit Antoine Chevrier, Jésus a fait le contraire de ce qu’il faut pour attirer les biens et la gloire des hommes : sa crèche, sa croix, sa mère pauvre, son père pauvre. »
Alors que la plupart des gens aspirent à monter, le Père Chevrier se sent appelé, comme Jésus, à aller en s’abaissant.
Il va quitter la vie plutôt aisée des prêtres de son époque, pour vivre au milieu des pauvres, des petits.

L’enfant de la crèche nous appelle à l’humilité.
L’enfant de la crèche nous appelle à la conversion, à un retournement intérieur qui a des conséquences sur notre vie.
On peut se convertir à tout âge.

Je pense à l’un de nos paroissiens qui nous disait :
Pour moi, ma conversion a été de passer du christianisme identitaire au christianisme de conviction, d’adhésion et aujourd’hui d’engagement.
Auparavant j’étais chrétien par mon certificat de baptême, j’étais un simple consommateur du Christ.
Aujourd’hui la prière est devenue un élément important et quotidien de ma vie. J’essaie de me laisser guider par l’Esprit Saint. Ma foi s’est approfondie et en même temps je suis devenu plus tolérant envers les autres religions. J’ai compris que ma vie, à travers mes engagements, doit être le reflet de la présence du Christ, doit être témoignage dans la vie paroissiale et dans la vie sociale.

Des « petits », dans le monde d’aujourd’hui, il y en a beaucoup. Pensons en cette nuit à ces millions et millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent à cause de la guerre, à cause de l’injustice criante de notre monde.
Pensons, tout près de nous à cette foule de « petits » ceux qui ont perdu leur travail, je pense aux salariés licenciés avec la fermeture de « Pain contre la Faim », les malades, les handicapés, tous ceux qui malgré tout fêtent Noël dans la pauvreté, à cause des salaires et des allocations de misère, tous ceux qui, dans notre société sont rejetés au bord du chemin.

Dans l’étable de Bethléem, l’enfant dans la mangeoire se fait leur voix. Il nous tend les bras. Il nous dit : ce que vous faites au plus petit des miens, c’est à moi que vous le faites. Il ne s’impose pas, il se propose.
Prenez-moi dans vos bras. Accueillez-moi dans votre cœur. Pour que grandissent sur cette terre l’amour et la paix.
Joseph Stenger
BAPTEME DE LA COMMUNAUTE DE PAROISSES Le 20 novembre 2006 à 23:00
LE DIMANCHE 19 NOVEMBRE 2006
A été célébré le
BAPTEME DE LA COMMUNAUTE DE PAROISSES
SAINT ARBOGAST DES BERGES DE L’ILL


400 personnes ont assisté à cet évènement dans la belle Eglise du Sacré Cœur de la Montagne Verte. Désormais, la paroisse Saint Arbogast avec l’église Saint Arbogast et l’église Antoine Chevrier à l’Elsau, et la paroisse du Sacré Cœur , forment une communauté de paroisses.

La célébration était présidée par le Père Christian Kratz, évêque auxiliaire de Strasbourg. Il était assisté du Père Etienne Uberall, vicaire épiscopal, de Joseph Stenger, curé de la nouvelle communauté de paroisses, de Jean Marc Bottais, Albert Mann et Maurice Bubendorff, prêtres ouvriers, Jean Faye, prêtre étudiant sénégalais, et Ibrahim Awad, diacre permanent.

Dans le chœur de l’Eglise était disposé un grand panneau représentant les quartiers, l’Ill et la Bruche. Sur ce panneau, Simone Meyer, Etienne Hoernel et Dominique Schaller, présidents des conseils de Fabrique et de gestion, ont fixé les maquettes des 3 églises. Ils étaient accompagné d’enfants portant des fleurs.

Après l’introduction à la célébration et le rappel du cheminement parcouru, faits par Etienne Uberall et Sophie Fauroux, animatrice de Zone, nous avons vécu une très belle célébration, animée par la chorale Sainte Cécile, sous la direction de Jean Paul Heitz et la hcorale Bondeko dirigée par Massamba Kisoka. A l’orgue, Madame Oberle.

Lors de son homélie, le Père Evêque a encouragé les chrétiens de la communauté de paroisses à travailler ensemble pour que la Bonne Nouvelle soit annoncée et vécue dans les quartiers. « Aujourd’hui, Dieu n’a plus que vos mains, vos pieds, vos yeux, votre bouche, c’est à vous qu’il revient de rendre Dieu présent parmi les hommes de ce temps », disait-il.

L’evêque a invité l’E.A.P. (équipe d’animation pastorale) à se placer face à l’autel. L’EAP forme l’instance habituelle de gouvernement, de décision et de mise en œuvre de la pastorale. C’est elle qui conduit au quotidien la vie de la communauté de paroisses.
Devant l’Evêque et devant la communauté, l’EAP formée de Joseph Stenger, Jean Marc Bottais, Francine Lorentz, Carmen Friedrich, Annette Hoernel et Gérard Faivre a proclamé sa Profession de foi.
A l’offertoire, des jeunes et des adultes ont apporté les offrandes : fruits d’Afrique, pain du Liban, encens de l’Inde, le livre contenant le projet pastoral, les coffres à trésor où les enfants mettent les richesses découvertes en messe des familles, le pain et le vin de l’Eucharistie.

A la fin de la messe, les membres de l’EAP ont reçu leur lettre de mission et ont signé l’acte de reconnaissance de la nouvelle communauté de paroisses.


La fête a continué au Foyer Saint Arbogast où un repas a rassemblé 280 personnes. Nous ont honorés de leur présence Madame Fabienne Keller, sénateur maire de Strasbourg avec plusieurs conseillers municipaux, et Monsieur Armand Jung, député et conseiller Général ainsi que son épouse Martine, conseillère régionale. Etaient présents aussi les pasteurs Robert Tony et Daniel Priss, ainsi que leurs épouses.
Une douzaine de jeunes de la JOC ont très bien fait le service de table.
Une grande tombola, avec de très beaux lots a fait de nombreux heureux.
La fête s’est terminée en beauté avec un magnifique concert donné par l’Harmonie des Rhinwagges qui fête cette année son 30ème anniversaire.
Ce fut une merveilleuse journée qui restera gravée dans notre mémoire et dans notre cœur.
«PAIN CONTRE LA FAIM» nom à la Le 1er octobre 2006 à 8:44
HOMELIE 1er octobre 2006
Textes : Nombres 11,25-29 ; Jacques, 5, 1-6 ; Marc, 9, 38-42


« PAIN CONTRE LA FAIM »
NON A LA FERMETURE

Nous l’avons entendu dans la 1ère lecture : Dans le camp des Hébreux, à l ’époque de Moïse, deux hommes, Eldad et Medad reçoivent l’Esprit de Dieu et ils se mettent à prophétiser. Or ils n’étaient pas répertoriés parmi les prophètes officiellement désignés ; ils n’étaient pas brevetés.
Alors certains réagissent : il faut les arrêter.
Mais Moïse répond : « seriez-vous jaloux ? Ah, si seulement tout le peuple pouvait être un peuple de prophètes ! »
Ce n’est pas aux hommes de délimiter l’action de l’Esprit Saint.

Maître, dit l’apôtre Jean à Jésus : nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l’en empêcher, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jean veut, lui aussi, délimiter les frontières de ceux qui ont l’Esprit de Dieu, mettre de l’ordre, classer les bons d’un côté, les mauvais de l’autre, séparer ceux qui sont en règle et ceux qui sont en marge.
Cette tentation d’ériger des barrières entre les hommes au nom de Dieu est une tentation mortelle. C’est la tentation de tous ceux qui prétendent agir au nom de Dieu, se déclarent eux, et eux seuls, détenteurs de la Vérité et donc revendiquent d’être les seuls vrais fidèles de Dieu.
Tous les autres, qui ne pensent pas, qui n’agissent pas comme eux, doivent être rejetés, condamnés.
Cette tentation engendre le fanatisme.
C’est une tentation qu’on connu et connaissent encore aujourd’hui toutes les religions ;
Cela a conduit aux guerres de religions, en particulier pour nous catholiques, à tuer les musulmans, les protestants et à brûler les sorcières.
Cela conduit encore aujourd’hui à des fanatismes religieux ou à l’utilisation de la religion pour justifier des guerres qu’on ose appeler saintes.
Dans les conflits du Moyen Orient par ex. personne, ni les chrétiens, ni les musulmans ni les juifs n’a le droit de s’approprier Dieu pour justifier la guerre.

Jésus nous conduit ailleurs. Il refuse d’entrer dans le jeu de Jean : « N’empêchez pas cet homme de chasser les esprits mauvais en mon nom. » Pourquoi ?
Parce que Jésus est venu rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés, et, comme le dira St Paul, pour détruire les barrières qui séparaient les juifs et les païens, pour faire la paix et réconcilier tous les hommes avec Dieu et entre eux.

S’il y a des barrières à renverser ce sont les barrières qui excluent, ce sont les barrières qui empêchent les hommes de vivre libres et heureux.

J’y ai pensé il y a deux semaines. C’était après le discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne.
Je passais près du local de l’association musulmane. Mohamed, le responsable m’a appelé : Monsieur Joseph, venez boire un café.
Nous avons échangé sur les événements récents et la conclusion a été : il faut que chrétiens et musulmans travaillent ensemble, pour le bien-être des habitants du quartier.
Car le véritable scandale le voici, : « celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. »
Jésus parle du scandale des petits. Les petits, ce sont les disciples, mais aussi les enfants, les petites gens, les pauvres, qui sont révoltés par la manière dont ils sont traités, rejetés, tous ces petits auxquels Jésus s’est identifiés : « j’ai eu faim vous ne m’avez pas donné à manger, j’étais nu, vous ne m’avez pas habillé, j’étais étranger, vous ne m’avez pas accueillis. »
Tous ces petites gens qui croient en un Dieu bon, juste, miséricordieux et qui sont scandalisés par le sort qui leur est fait.
Je pense au résultat lamentable du référendum en Suisse dimanche dernier. Un vote égoïste et raciste, indigne d’un pays qui se dit chrétien.
Je pense à ce mur, un nouveau mur de la honte de 1200 km que les américains vont construire à la frontière du Mexique pour empêcher l’immigration.

Je pense à ce qui se passe chez nous.
Vous l’avez lu dans le journal cette semaine : l’entreprise d’insertion « Pain contre la faim », située sur notre paroisse, rue de l’Unterelsau, risque de fermer en décembre, à cause de la baisse des subventions. Déjà, depuis le début de l’année les effectifs ont été réduits de 150 à 69 personnes.
C’est avoir une parole de prophète, c’est de notre responsabilité de chrétiens de nous révolter contre ces agissements. Pendant que des PDG partent à la retraite avec un pactole de plusieurs de millions d’euros, des hommes et des femmes fragiles, blessés par la vie, dans leur corps, dans leur cœur, qui essaient de se remettre debout, sont rejetés à nouveau au bord du chemin.
Et ils ne sont pas les seuls ; d’autres associations d’insertion ont dû fermer faute de subventions.
Le mouvement du Nid est menacé d’arrêter son chantier d’insertion pour des personnes qui, courageusement, essaient de sortir de l’esclavage de la prostitution, parce que les subventions risquent d’être supprimées.

Malheur à ceux qui scandalisent ainsi les pauvres, malheur à ceux qui sont complices en laissant faire.
Il nous faut être prophètes. Ne soyons pas complices d’une société égoïste qui jette à la rue les préférés de Dieu.
VISITE PASTORALE DE L’EVÊQUE Le 23 septembre 2006 à 12:35
17 au 19 Novembre 2006
VISITE PASTORALE DE L’EVÊQUE
RECONNAISSANCE DE LA COMMUNAUTE DE PAROISSES


Parmi les temps forts ouverts à tous :
Le dimanche à 10 heures : MESSE SOLENNELLE à l’église du Sacré Cœur - reconnaissance officielle de la commuanuté de paroisses par l’évêque, le Père Christian KRATZ

11h.30 verre de l’amitié et repas au foyer Saint Arbogast, sur inscription
15 H. Concert de l’harmonie des RHINWAGGES ;

Vous trouverez d’autres informations dans la rubrique bulletin paroissial « vivante communauté ».


Pour notre Communauté de paroisses, l’Equipe d’Animation pastorale et le Conseil Pastoral vous proposent un PROJET PASTORAL.
Ce Projet, vous le trouverez dans la rubrique « projet pastoral de notre site.

Notre projet pastoral vous sera présenté pour y être définitivement adopté lors de

L’ASSEMBLEE GENERALE DE LA COMMUNAUTE DE PAROISSES

le samedi 21 octobre à 15 heures dans la salle de l’église du Sacré-Cœur.

Si vous avez des réactions remarques sur ce projet vous pouvez nous les faire parvenir à notre adresse courriel.
Vous pouvez aussi nous envoyer des propositions d’ amendement qui seront éventuellement mis au vote à l’assemblée générale.

voir la page ( projet pasroral )dans le Menu du site
La démission de Mgr Doré. Le 26 août 2006 à 9:08

Le pape Benoît XVI a accepté la démission de l'archevêque de Strasbourg, Mgr Joseph Doré, a annoncé vendredi 25 août la Conférence des évêques de France. À un mois de son 70e anniversaire (qu’il fêtera le 26 septembre), et donc cinq ans avant l’âge fixé par le droit canonique pour la retraite des évêques, Mgr Joseph Doré quitte l’archevêché de Strasbourg dont il avait la charge depuis près de neuf ans.

C’est très clairement pour des raisons de santé que Mgr Doré, pressé par ses médecins, a fini par se rendre à cette décision, et a pu y rallier les plus hautes instances de l’Église. Il s’agit, précise-t-on dans son proche entourage, d’« une décision de sagesse, et non pas de catastrophe », tant l’archevêque de Strasbourg s’était investi dans son ministère jusqu’à l’épuisement total de ses forces.

Un ministère qu’il redoutait, avant de s’y consacrer corps et âme et d’y découvrir des joies insoupçonnées au contact du peuple de Dieu en Alsace – sans parler de ses autres responsabilités, au sein de l’épiscopat français (ainsi comme membre de son Conseil permanent) et de l’Église universelle, mais aussi en poursuivant par ailleurs un travail intellectuel intense (1).

Une activité de tous les instants et dans tous les domaines, qui lui a conféré une autorité incontestée dans l’Église comme dans la société, mais dans laquelle il se sera dépensé sans – assez – compter.

Etudiant à Münster d'un certain Joseph Ratzinger


L’intelligence de la foi avait déjà constitué l’essentiel de son ministère avant l’épiscopat. Ordonné prêtre en 1961 et devenu sulpicien dès 1962, il a effectué un parcours exemplaire au service de la formation des prêtres, d’abord dans son diocèse d’origine de Nantes puis au séminaire des Carmes à Paris, tout en devenant un théologien de réputation mondiale à l’Institut catholique de Paris, notamment dans les domaines de la christologie et du dialogue interreligieux.

Un certain cardinal Joseph Ratzinger, dont Joseph Doré fut l’étudiant à Münster, sensible à ces talents, le fera ensuite entrer à la Commission théologique internationale.

Devenu évêque en novembre 1997 sans cesser d’être théologien, Mgr Doré aura trouvé un catholicisme alsacien à la fois de riche tradition et en pleine évolution. Sa grande réussite pastorale restera d’avoir su tirer parti de la première pour dynamiser la seconde.

En moins de dix ans, il a suscité un vaste réaménagement territorial (les 667 paroisses sont en cours de regroupement en 176 « communautés »), inauguré des visites pastorales aux mouvements apostoliques et aux nouvelles réalités ecclésiales, fait réaménager des hauts lieux comme la cathédrale de Strasbourg et le mont Sainte-Odile (La Croix du 8-9 juillet), investi le dialogue œcuménique et interreligieux régional, etc.

De n'avoir jamais ménagé sa propre personne...


Sans occulter les questions de société, y compris en relançant les fameuses homélies du 14 juillet, et sans ménager son courage, qu’il s’agisse de refuser l’implantation d’un monastère traditionaliste, de critiquer la venue de personnalités extrémistes, d’aller à Oradour-sur-Glane, de témoigner devant les tribunaux quand un prêtre a été assassiné puis un autre emprisonné, ou encore d’envisager en chaire l’ordination d’hommes mariés.

C’est donc de n’avoir jamais ménagé sa propre personne, qui conduit Mgr Doré à devoir se retirer. Son choix amènera des questions sur la manière dont peut et doit être exercé aujourd’hui le ministère épiscopal, et pas seulement à la tête d’un des plus grands diocèses de France (1,8 million d’habitants, aux trois quarts catholiques).

Il fera peut-être aussi hésiter les pasteurs qui seront pressentis pour lui succéder… D’ici là, l’archevêque démissionnaire reste administrateur apostolique du diocèse, en lien avec les deux auxiliaires, Mgr Christian Kratz et Mgr Jean-Pierre Grallet, et leurs vicaires généraux.

Michel KUBLER

(1) On en trouvera le témoignage dans son livre d’entretiens La Grâce de vivre (Bayard/La Croix,2005).

Mgr Joseph Doré quitte Strasbourg pour raison de santé. Ici, dans la cathédrale, lors d'une messe de bénédiction des huiles saintes, le 6 avril 2004 (Photo Morin/AFP).
Dix vitraux brisés Le 4 juin 2006 à 7:15
Dix vitraux de l'église St-Arbogast de la Montagne-Verte, à Strasbourg, ont été brisés, et deux autres ont été fissurés, suite à des jets de pierres et de barres de fer. Une vitre du presbytère a également été endommagée. D'après les paroissiens, les faits se sont déroulés dans la soirée de jeudi.
A l'intérieur de l'église St-Arbogast, ils sont une demi-douzaine à ramasser les bris des vitraux. Et les objets qui les ont cassés : des barres de fer d'une quarantaine de centimètres et des pierres, dont une de la taille d'un melon. « J'ai été prévenue vers 13 h par notre curé, le père Joseph, que des dégradations importantes avait été causées », relate Simone Meyer, présidente du conseil de fabrique de la paroisse. Qui détecte que deux autres vitraux ont été fendus.
D'après Ibrahim Awad, diacre de la paroisse, qui habite au premier étage du presbytère situé face à l'église, cela s'est passé jeudi en fin de journée. Ce soir-là, « je suis parti à une réunion vers 20 h, et il n'y avait rien. Quand je suis rentré vers 23 h, ma fille est venue me dire que la vitre de sa chambre était cassée, et qu'un caillou avait été jeté entre 20 h et 20 h 30. » Pour l'église, « nous ne nous en sommes pas rendus compte ».
Il a fallu attendre le lendemain pour que son fils, en revenant de l'école à midi, repère les dégâts. Le curé de la paroisse et le conseil de fabrique ont été alertés, et une plainte a été déposée au bureau de police de Koenigshoffen.
© Dernières Nouvelles D'alsace, Samedi 03 Juin 2006..

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Montagne-Verte / Vandalisme

Armand Jung réclame des sanctions
L'église Saint-Arbogast à la Montagne-Verte a été la cible, il y a quelques jours, de dégradations volontaires. Une dizaine de vitraux de cette église centenaire et de son presbytère ont été brisés par des barres de fer et des jets de pierre (DNA de samedi).
Dans un communiqué, le député Armand Jung (PS) précise qu'il s'est personnellement rendu sur place « pour constater les faits » et « s'entretenir avec les responsables de la paroisse et les voisins de l'église. » « L'émotion est grande parmi les paroissiens et l'ensemble des habitants du quartier de la Montagne-Verte », souligne-t-il.
Armand Jung condamne fermement ces agissements « qui touchent non seulement un bien commun, mais surtout un lieu de culte symbolique. Les habitants ne se laisseront pas impressionner par des menaces de ce type qui touchent également d'autres communautés chrétiennes, juives ou musulmanes, dans notre ville et dans notre région. » Il demande que la justice et les pouvoirs publics « fassent toute la lumière sur cette affaire et que les sanctions à l'encontre des auteurs soient à la hauteur de la gravité des faits commis. »
© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 06 Juin 2006.. Tous droits de reproduction réservés

Quel Nom pour notre Communauté de Paroisses Le 29 mai 2006 à 21:25
Le dimanche 19 novembre 2006 aura lieu la reconnaissance officielle de notre Communauté de paroisses, par le Père Christian Kratz, évêque auxiliaire, représentant le Père Doré, archevêque de Strasbourg.
Nous devons proposer à notre évêque un nom pour notre communauté de paroisses. Ce nom comprend un saint protecteur et une appellation qui renvoie au territoire géographique.
Le Conseil Pastoral a réfléchi à la question. Pour le saint patron nous avons retenu St Arbogast, parce qu’il a été un des pionniers de l’évangélisation de l’Alsace et qu’il a fondé un monastère à l’Elsau. En même temps les moines ont été au service des hommes. Prière, évangélisation et service des hommes sont bien les trois piliers de notre mission.
Nous avons aussi cherché un nom qui relie nos quartiers.
Nous proposons donc deux noms à votre choix :
Communauté de paroisses Saint Arbogast des 3 passerelles.
Communauté de paroisses Saint Arbogast des berges de l’Ill.
Si vous nous donnez une autre piste sérieuse, elle se rajouterait à ces propositions.

Pour le choix du nom, nous vous avons annoncé dans l’éditorial du dernier bulletin paroissial « Vivante Communauté, qu’un vote serait organisé au mois du juin.
Ce ne sera pas possible à cause des diverses événements qui auront lieu durant ce mois : Confirmation, excursion avec nos frères protestants…
Le vote va donc être remis au mois de septembre.

Joseph STENGER
COUPE DU MONDE ET PROSTITUTION. Le 29 mai 2006 à 20:54

Beaucoup parmi nous ont signé la pétition « acheter du sexe n’est pas du sport ».
Nous nous réjouissons que le Ministre de la Jeunesse et des Sports fasse passer à la télévision un clip pour, a-t-il dit à Téléfoot, sensibiliser les supporters qui vont aller à la Coupe du Monde en Allemagne à ce qui peut arriver au travers de la prostitution. »
Dans ce clip, Raymond Domenech, Marie Jo Perec, Laura Flessel, Dominique Rocheteau et Malka Markowitch nous disent :
« On dit que l’esclavage n’existe plus, mais chaque jour des femmes sont vendues comme du bétail. On les arrache à leurs familles, on leur enlève les papiers, on les maltraite, on les frappe, on les viole ; on les emmène dans des pays lointains, on les tue à petit feu, on livre leurs corps en pâture. L’esclavage existe encore, autour de nous, autour de certains stades, des milliers de femmes sont prostituées. Derrière chaque femme, il y a des salopards. Ne soyons pas complices.
Le film « Da Vinci Code » Le 23 mai 2006 à 16:57
En complément des deux analyses précédentes, j’ai demandé à M. Jean-Yves FISCHBACH, coopérateur de la pastorale et, par ailleurs, réalisateur de cinéma, une analyse de l’œuvre cinématographique, dès que le film se trouverait projeté sur les écrans.
J.D

Le film « Da Vinci Code » : Une histoire traumatisante.

1. Un film tiède

Beaucoup de bruit pour rien … ou si peu. Le film de Ron Howard « The Da Vinci Code », d’après le best-seller de Dan Brown est sorti dans une débauche de communication ; sans doute pour les producteurs dans le désir d’égaler (surtout de dépasser) les trente-trois millions d’exemplaires vendus du roman. Mais cette déferlante médiatique n’arrivera pas à rattraper un film sans envergure, qui se repose trop sur le roman, sans apporter son originalité cinématographique. Comme si l’auteur du livre avait trop veillé (il a demandé à être le producteur exécutif du film) à ce qu’on respecte son message : depuis 2000 ans l’Eglise catholique nous a trompés. Cette thèse du complot, toujours fascinante pour une dramatique de fiction, semble embarrasser le réalisateur qui finira son film dans une mièvrerie de sentiments religieux. « Que votre oui soit oui, que votre non soit non ». La tiédeur, même au cinéma, reste un défaut majeur.

2. Un propos contradictoire

Mais le cinéma étant un langage plus « immédiat » que la littérature, fait apparaître plus « efficacement » les thèses avancées par Dan Brown. Dont une, qui prend dans le film un relief tout particulier : il y a un ennemi à abattre, c’est l’Eglise. En effet au cœur du film, au moment où un protagoniste explique dans ses nombreux dialogues, que le désir de Jésus n’était pas de fonder son Eglise sur l’apôtre Pierre mais sur Marie Madeleine, nous avons l’image du prélat et du moine de l’Opus Dei assassinés, allongés l’un à côté de l’autre. L’image est réussie, le bras séculier et régulier sont réduits à deux cadavres : l’Eglise est assassinée.
Je ne reviens pas sur les invraisemblances historiques qu’utilise Dan Brown pour fabriquer son livre, mais plutôt sur la contradiction du propos : L’Eglise nous a menti et pour garder son secret, elle a usé de la manipulation et de la violence. Alors il faut dévoiler la vérité : Jésus a eu une descendance avec Marie-Madeleine, il n’était pas Dieu mais un homme comme un autre ; par conséquent le monde ne doit plus écouter l’Eglise dans ses dogmes et sa morale. Le fondement de la civilisation judéo-chrétienne est ébranlé, une autre morale doit construire le monde : l’union sacrée entre l’homme et la femme. C’est le féminin qui doit organiser le monde et non le masculin. C’est l’amour féminin contre la violence masculine. Mais curieusement pour annoncer ce message « révolutionnaire », les protagonistes n’hésitent pas à manipuler, à mentir et même à assassiner ! Drôle de paroisse ! « Médecin guéris-toi toi-même » ! De plus cette thèse de « l’Eternel féminin », n’est-elle pas un phantasme masculin, d’exprimer les qualités féminines uniquement dans l’acte sexuel ?

3. Le traumatisme du passé

Par contre un élément de narration qui apparaît peu dans le roman, devient plus visible dans le film : l’histoire, le passé traumatise. Les deux héros du film (joués par Audrey Tautou et Tom Hanks) ont vécu un traumatisme dans l’enfance : l’un (Tom Hanks) provoqué par une chute dans un puits ; l’autre (Audrey Tautou) par un accident de voiture. Et ce passé va évidemment hanter leur présent et, donc fragiliser leur comportement. Il faut alors en guérir, pour apaiser leurs angoisses. Ainsi à l’image des deux héros, l’humanité doit guérir du passé, à savoir le christianisme, pour vivre une nouvelle humanité ou tout au moins une humanité plus mature, adulte, dépendante, libre de son passé. Même si, évidemment, il est juste pour l’individu de se libérer du mal provoqué dans l’enfance, il est dangereux dans le même coup d’effacer son origine. Audrey Tautou découvre qu’elle serait elle-même une descendance du Christ, insérant ainsi en elle une confusion identitaire. Si je ne sais plus d’où je viens, comment saurais-je alors où aller ? Ce n’est pas seulement l’Eglise qui est assassinée, et c’est plus grave, (l’Eglise en a vu d’autres …), mais c’est le sens de la vie qui est mortellement touché !
Alors, pour cette raison, ce film devient intéressant, car il met en lumière, une crise profonde de notre Occident, qui n’est peut-être pas une crise de la finalité (où je vais ?), mais de son origine (d’ou je viens ?). N’oublions pas (dans notre foi chrétienne), que l’origine de notre existence vient du Père. Si je ne viens de nulle part, je dois « inventer » ma vie et donc ma foi. Ce qui est important, comme le souligne le film, c’est d’avoir la foi, peu importe le contenu. Mais alors si je suis source, référence de ce que je dois croire, comment rencontrer l’Autre ? Si j’invente l’Autre, je ne le reconnais pas par pour ce qu’il Est. Si j’invente l’Autre, je m’isole. Si j’invente l’Autre je me sépare de l’Amour.
Ce film pose un défi à l’Eglise : éduquer les enfants, les jeunes à découvrir leur origine, leur véritable identité d’enfants de Dieu, alors l’idéologie véhiculée par le « Da Vinci code » passera comme de l’eau sur les plumes d’un canard, c’est tout le bien qu’on lui souhaite.

Jean-Yves Fischbach
Le film adapté du roman Da Vinci Code Le 13 mai 2006 à 12:03
Aux Vicaires épiscopaux et Animateurs de zone,
pour diffusion auprès des prêtres, diacres
et coopérateurs de la pastorale,
Aux intervenants de l’AEP,
Aux Chefs d’Etablissement de l’Enseignement Catholique,

Le film adapté du roman Da Vinci Code sortira mercredi prochain sur nos écrans. Il est probable qu’il rencontrera un succès semblable à celui du livre dont il s’inspire.
Or, il se trouve que le roman de Dan Brown, sous prétexte de fiction historique, répand sur la personne du Christ et sur ses disciples un certain nombre d’interprétations fausses et calomnieuses. Dans les temps qui viennent, le débat public portera probablement sur ces questions. Il me paraît important que les différents agents pastoraux du diocèse soient armés pour répondre aux problèmes soulevés.
Pour cette raison, j’ai demandé au chanoine Rodolphe Vigneron, chargé des Affaires culturelles, d’organiser des soirées-débats à l’occasion de la sortie de ce film. Deux soirées auront lieu, animées par Jean-Yves Fischbach, réalisateur. La première se tiendra à Strasbourg, le lundi 29 mai à 20h, au FEC, avec la participation du professeur Jacques Schlosser, théologien et exégète bien connu et estimé, et du Père Rémi Valléjo, historien de l’art. La seconde aura lieu à Mulhouse, le mercredi 31 mai, à 20h à la Maison Loewenfels, avec la participation de M. Pierre-Louis Cereja, chef de la rubrique Cinéma du journal L’Alsace et du Père Bernard Xibaut, chancelier de l’Archevêché.
J’encourage fortement la participation à ces deux soirées.
Par ailleurs, j’ai demandé au professeur Schlosser et au chancelier Xibaut de rédiger deux notices, l’une exégétique et l’autre historique, qui puissent éclairer la réflexion des prêtres et des fidèles, notamment de ceux qui se trouvent en contact avec les jeunes. Je demande que ces textes soient diffusés dans les communautés chrétiennes.
J’adresse à tous mes salutations fraternelles, dans le Christ, notre unique et commun Seigneur.


+ Joseph Doré
Archevêque de Strasbourg

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LES EVANGILES APOCRYPHES


1. Une définition :

Le livre appelé Nouveau Testament rassemble vingt sept écrits différents, qui relèvent de genres littéraires variés : un écrit de révélation (Apocalypse de Jean), de nombreuses lettres, une sorte d’histoire des débuts du christianisme (Actes des apôtres), et bien entendu les quatre évangiles, celui de Jean d’un côté, les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) de l’autre. À l’une ou l’autre exception près, tous ces écrits ont vu le jour au 1er siècle de notre ère. À partir du milieu du 2e siècle environ, les chrétiens produisent progressivement d’autres livres qui relèvent à peu près des mêmes genres littéraires que ceux du Nouveau Testament : des lettres, des actes, des apocalypses, des évangiles. À ces écrits on donne traditionnellement le nom de apocryphes, et on entend par là des livres qui ne furent pas retenus comme canoniques, c’est-à-dire comme officiels, comme déterminants et normatifs pour la foi et la vie liturgique de la grande Église. À la limite : des écrits suspects, sulfureux, sans valeur, bref des faux à rejeter. En réalité le mot apocryphe avait au départ, chez ceux qui produisaient et utilisaient ces livres, un sens très positif : des écrits cachés, secrets, révélés à des privilégiés. Ils étaient utilisés par des chrétiens qui se trouvaient un peu en marge de l’Église, par exemple des judéo-chrétiens, c’est-à-dire des chrétiens issus du monde juif et qui, restant juifs, continuaient de pratiquer la Loi juive, ou alors des adeptes des mouvements gnostiques, qui cherchaient le salut surtout dans la connaissance.

2. Un intérêt récent :

Depuis quelques dizaines d’années les apocryphes, en particulier les évangiles, retiennent beaucoup l’attention, pour des raisons variées : de nouvelles découvertes, sans doute l’intérêt pour ce qui est quelque peu en marge des grandes institutions, un goût marqué pour l’ésotérisme et pour les révélations particulières, mais aussi une curiosité renouvelée pour ce qui concerne l’histoire de Jésus. Avec Camille Focant, un exégète belge qui a consacré à ces écrits un petit livret fort utile dans la collection Que penser de… ?, on peut diviser ces évangiles en trois catégories : para-synoptiques, complémentaires, gnostiques. 1. Les évangiles para-synoptiques ont quelque parenté avec les synoptiques canoniques, ceux du Nouveau Testament. Plusieurs ne sont malheureusement connus qu’à travers quelques fragments transmis dans les écrits des Pères de l’Église, saint Jérôme et d’autres, par exemple l’Évangile des Hébreux. D’autres sont plus substantiels, par exemple l’Évangile de Pierre avec son long récit de la passion de Jésus. 2. Les évangiles complémentaires remédient par la fantaisie à l’extrême sobriété des évangiles canoniques sur certains aspects de la vie de Jésus, surtout sur sa famille et sur son enfance ; le Protévangile de Jacques, par exemple, raconte longuement l’enfance de Marie et attribue un rôle important à une remarquable sage-femme lors de la naissance de Jésus. 3. Les évangiles gnostiques rapportent volontiers des révélations faites par Jésus (ressuscité) à un personnage privilégié comme c’est le cas dans l’Évangile de Marie Madeleine.

3. Un apport limité :


Dans l’ensemble les évangiles apocryphes, qu’on ferait peut-être bien de désigner de façon plus neutre comme « non canoniques », n’ont guère d’importance pour la connaissance historique de Jésus, bien que quelques savants, surtout aux Etats-Unis, leur accordent du crédit. Il ne faut sans doute pas suivre ces savants pour ce qui regarde l’Évangile Secret de Marc, mais ils ont raison d’insister sur l’intérêt de l’Évangile de Thomas. En fait c’est un évangile assez particulier, puisqu’il ne raconte pas l’histoire de Jésus mais reproduit seulement ses paroles. Certaines de ces sentences sont parallèles à telle ou telle parole ou parabole que nous connaissons par les synoptiques. D’autres sentences sont propres à l’Évangile de Thomas. Elles sont souvent imprégnées de substance et de terminologie gnostiques et n’ont donc pas d’intérêt pour l’histoire du 1er siècle. Mais il y a aussi dans cet évangile des paroles originales que ni la forme littéraire, ni la terminologie ni la substance théologique ne permettent de mettre vraiment à part de la tradition synoptique. Ces paroles doivent être prises en compte par les historiens qui s’occupent de Jésus.


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Si, globalement, les évangiles non canoniques n’apportent rien d’important sur le Jésus de l’histoire, ils ne manquent pas d’intérêt à d’autres points de vue. Dans le domaine de l’art et de la littérature chrétienne ils fournissent souvent des clés indispensables, par exemple pour déchiffrer telle ou telle représentation des vitraux ou des sculptures de nos cathédrales. L’éclairage qu’ils apportent est surtout bénéfique pour la connaissance historique de l’Église ancienne, car les textes apocryphes montrent que la réception du message chrétien et son inculturation furent plus complexes et plus diversifiées que ne le laisse penser une opposition trop rigide entre hérésie et orthodoxie.

Jacques SCHLOSSER

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DA VINCI CODE : UN LIVRE HISTORIQUE ?


1. Des ingrédients détournés :

Le livre de Dan Brown est écrit de telle manière que bien des personnes sont persuadées, lorsqu’elles l’ont lu, avoir appris un certain nombre de vérités historiques sur la personne de Jésus, son entourage –en particulier Marie-Madeleine – et sur l’Église. Comment peut-il en aller autrement, dans une œuvre qui convoque allègrement une impressionnante série de personnages historiques, de Jésus à Jean Cocteau, en passant par l’empereur Constantin, Léonard de Vinci, le Connétable de Bourbon et Victor Hugo… ?
La méthode est subtile : tout le monde a entendu parler, d’une manière ou d’une autre, de l’existence d’Évangiles apocryphes, du rôle joué par Constantin au Concile de Nicée, de la fin tragique de l’Ordre des Templiers, du caractère génial de Léonard de Vinci, de l’appartenance de Victor Hugo à la franc-maçonnerie ou de l’influence de l’Opus Dei sur l’Église contemporaine.
De même, le tableau de la Joconde au Musée du Louvre et, dans une moindre mesure, le gnomon de l’église Saint-Sulpice de Paris sont des objets d’art connus et visités par les touristes du monde entier.
L’auteur s’appuie sur ces références familières pour apprivoiser le lecteur, pour l’entraîner au cœur de son intrigue, à un niveau où il mêle sans vergogne les personnages authentiques et les faits avérés avec les thèses romanesques les plus abracadabrantesques et les insinuations les plus perfides. Trompé par un univers qu’il croît connaître et maîtriser, le lecteur tombe alors dans le piège : sur un plateau lui est enfin présentée la clef de quelques- uns des plus grands secrets de l’histoire, que l’Église s’acharnerait depuis deux mille ans à lui dissimuler.

2. Des sources identifiées :

Le succès rencontré par le livre de Dan Brown a au moins permis le dévoilement par divers auteurs des sources qu’il utilise. Leur diversité n’a d’égale que l’indigence d’un bon nombre d’entre elles, au premier rang desquelles il convient de citer la légende de l’abbé Saunière, ce prêtre français de la fin du XIX° siècle dont la fortune a été attribuée à la découverte d’un fabuleux trésor wisigoth. Pourquoi se priver de merveilleux ? Ce trésor ne serait rien de moins que celui pillé par Titus dans le Temple de Jérusalem, détail qui établit le lien avec l’Ordre du Temple, pareillement censé avoir dissimulé d’énormes richesses au moment où le roi Philippe le Bel a décrété sa perte ! La littérature pseudo-historique et ésotérique est innombrable sur ces deux sujets. Plus récentes sont les spéculations sur le « Prieuré de Sion », puisqu’elles ne remontent pas au-delà des années 1960, malgré le caractère sérieux affecté par ce nom pompeux.
Quant à l’affirmation d’une liaison entre Jésus et Marie-Madeleine, elle procède surtout d’un courant de littérature anglo-saxon qui vise à valoriser la femme et à réhabiliter la sexualité, et qui s’appuie pour cela sur la littérature gnostique des III° et IV° siècles, postérieure aux Évangiles canoniques.
D’une certaine manière, Dan Brown n’a rien inventé, mais il a habilement mêlé diverses légendes, pour bâtir la trame complexe de son roman.

3. « Pourquoi me persécutes-tu ? »

Sur le chemin de Damas, Saul de Tarse découvre soudain qu’il n’est pas possible de distinguer l’attaque qu’il mène contre les disciples du Christ de celle qui affecte leur Maître. Peut-on dire, sans faire trop d’honneur à Dan Brown, qu’il confirme cette inséparabilité entre le Christ et les Chrétiens ?
La figure du Christ est attaquée : sa divinité, reconnue pourtant avec force dès les temps apostoliques, n’aurait été établie qu’au concile de Nicée (325) !
Sa relation avec Marie-Madeleine se trouve réduite à une simple dimension érotique. L’affirmation d’une descendance de Jésus est totalement fantaisiste : son existence n’est attestée ni par les témoignages contemporains – qui n’auraient eu aucune raison de la cacher si elle avait existé – ni dans les sources postérieures. A l’inverse du Prophète Mahomet, dont la descendance revendique honneurs et pouvoir au sein de l’Islam, l’Église du Christ ne distingue aucun lien de sang avec son fondateur: « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? ».
Les disciples de Jésus se trouvent eux aussi attaqués : ils sont accusés au mieux d’ignorance, au pire de cacher la vérité, d’entretenir jalousement des secrets, sans craindre d’assassiner ceux qui menacent de les divulguer ou de cautionner des sociétés criminelles…

* * *

Le Da Vinci Code, dans sa version écrite comme dans sa version filmée, ne fera perdre la foi à aucun Chrétien quelque peu charpenté, qui saura trouver lui-même la réponse à ses affabulations. Il troublera en revanche les faibles et les éloignés, ceux qui n’ont pas de références suffisamment fortes pour critiquer ses allégations ou qui sont toujours prêts à adhérer à une théorie du complot universel : « On nous cache. On nous ment… ».
Au bout du compte, cette œuvre constitue donc un nouvel appel à intensifier à tous les niveaux la formation chrétienne : catéchèse des jeunes et des adultes, conférences, études de théologie…Alors se vérifiera cet adage, si souvent rappelé par notre archevêque : « Plus on approfondit sa foi, plus on l’estime – et non l’inverse ! ».

Bernard XIBAUT

Le droit de l’étranger Le 26 avril 2006 à 12:03
Ne transigeons pas avec le droit de l’étranger.

50 organisaitons chétiennes s'élèvent contre le projet de loi Sarkozy sur l'immigration "pour ne pas transiger avec le droit de l'étranger"
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Deux années après la dernière loi sur l’immigration, le gouvernement veut réformer le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et des Demandeurs d’Asile (CESEDA) « pour lutter contre l’immigration subie, promouvoir une immigration choisie et une intégration réussie ». L’immigration est ainsi officiellement reconnue pour sa contribution à notre société et des mesures devraient favoriser l’insertion, ce qui nécessite des efforts de part et d’autre. Nous sommes bien conscients qu’un tel sujet est complexe et que la responsabilité des législateurs est très lourde pour décider dans l’intérêt général. Nous tenons donc à dire nos alertes. En privilégiant une immigration « choisie » vis-à-vis d’une immigration dite « subie » contre laquelle il faudrait lutter, se profile un recul des droits liés au respect de la vie familiale et à l’accueil des demandeurs d’asile. Ce projet veut d’un côté attirer les étrangers talentueux et compétents, ou utiles pour combler certains besoins de main d’œuvre, mais de l’autre augmenter les obstacles pour ceux qui doivent bénéficier des conventions signées par la France sur les droits fondamentaux. Le durcissement des procédures et les allongements multiples de délai vont mettre en danger la solidité des couples avec des incidences notables sur leurs enfants. Le projet accule à la désespérance les milliers d’étrangers présents depuis longtemps en France, « sans-papiers », à l’heure où il entrouvrirait le marché du travail. Cette réforme s’inscrit délibérément dans une perspective utilitariste. Seront acceptables en France les étrangers perçus comme nécessaires pour l’économie, la personne humaine et sa situation personnelle devenant secondaires et ses droits restreints. Il est de notre devoir de chrétiens de rappeler que l’homme doit toujours être au cœur de nos choix et la loi toujours viser à protéger les plus faibles. Les premiers à « subir » la migration sont ceux et celles qui sont poussés sur les routes de l’exil, contraints par la pauvreté et la mauvaise gouvernance. Le bien commun, qui ne se limite pas à nos frontières, exige de marquer une priorité réelle et proclamée pour le développement, notamment pour que nul ne soit obligé d’émigrer contre sa volonté. L’aide au développement dans le monde et l’accueil de l’étranger sont devenus des responsabilités majeures qui supposent une solidarité accrue et une remise en cause de nos modes de vie. En tant que citoyens et chrétiens nous ne pouvons pas accepter la vision d’une société centrée sur elle-même, ni donc cette vision de l’homme qui va à l’encontre de notre tradition et de nos convictions pour le Bien commun. Motivés par la solidarité et la défense des plus faibles, en partenariat avec de nombreux membres de la société civile, nos organismes, mouvements, associations et services chrétiens refusent que des mesures de plus en plus restrictives propulsent des milliers d’hommes et de femmes dans la précarité et le désespoir. Aussi estimons-nous nécessaire d’éveiller les consciences, d’appeler à la vigilance, à l’information sur ce projet de loi qui compte des dispositions inquiétantes.
HOMELIE DE PAQUES Le 15 avril 2006 à 14:52
Christ est ressuscité, alleluia, alleluia. Oui, frères et sœurs, réjouissons-nous, bénissons Dieu. Comme nous y invite la liturgie de cette nuit, exultons de joie, avec la multitude des nages et toutes la création. Sois heureuse aussi notre terre, irradiée de tant de feux ; réjouis toi, Mère Eglise, toute parée de la splendeur divine.
O nuit de vrai bonheur, où le ciel s’unit à la terre, où l’homme rencontre Dieu.

Notre église résonne de multiples alleluia, nous remercions Dieu et nous nous réjouissons, alors que peu de temps auparavant, nous étions dans la tristesse et le doute, dans les ténèbres et le non sens : Jésus, le Christ, avait été arrêté, condamné, flagellé et mis à mort… Que restait-il aux disciples ? En quels effroyables doutes étaient plongés la plupart d’entre eux ? Que pensaient Marie, Jean, cette petite poignée de fidèles qui avaient suivi Jésus jusqu’au bout ?

Jésus, mort, avait été mis au tombeau. Les soldats avaient roulé une grosse pierre pour en fermer l’entrée.

A l’aube du 1er jour de la semaine, le dimanche matin, Marie Madeleine est allée au tombeau, avec quelques femmes. Ce sont des fidèles, des femmes de devoir Elles vont faire leur devoir, sans bien comprendre. Elles avaient suivi Jésus, depuis la Galilée. Elles étaient là au pied de la Croix. Elles restent fidèles jusqu’au bout.
Qui nous roulera la grosse pierre du tombeau.
La grosse pierre, elle n’est pas seulement à l’entrée du tombeau.
La grosse pierre, elle pesait aussi lourdement sur leur cœur. Comme on dit en alsacien : E Stein ufm Herz.

On pense à tant de situations bloquées, apparemment sans issue : des conflits sociaux, des injustices, des querelles de famille, des rancunes tenaces, la maladie, la perte d’un être cher.
Qui nous roulera la pierre ?
Elles découvrent le tombeau ouvert : cet homme vêtu de blanc qui leur dit :
N’ayez pas peur.
Jésus le crucifié s’est éveillé des morts. Il vous attend en Galilée.

Elles ont eu du mal à croire en cette bonne nouvelle. Elles n’étaient pas très rassurées, ces femmes. C’était trop beau pour être vrai. Surtout, que les apôtres, leurs amis pourtant, ne les croyaient pas.

Nous aussi, parfois, nous avons du mal à croire, nous avons des doutes. Est-ce que toute cette histoire n’est pas une invention des hommes ?
Et pourtant c’était vrai.
Pierre, Jacques, Mathieu, Luc, Paul, et les autres, ils vont le dire, le proclamer partout, ils vont l’écrire sur des parchemins : Jésus est ressuscité. Celui que les romains avaient crucifié, il est ressuscité.
Et pour nous prouver qu’ils n’ont rien inventé, pour nous montrer que ce qu’ils ont écrit est vrai, ils vont donner leur vie, ils vont mourir comme martyrs.
Ne croyez-vous pas, chers amis, qu’il vaut mieux croire ces témoins, qui ont donné leur vie pour défendre leurs idées, plutôt que l’auteur du Da Vinci Code, qui se fait des millions avec son livre et son film ?

Aujourd’hui encore, Jésus nous dit :
N’ayez pas peur. Je suis vivant, je suis avec vous.
Le chemin que j’ai pris c’est un chemin de vie, un chemin d’amour.
J’ai donné ma vie, pour que le monde ait la vie.

La force de l’amour peut fracasser les pierres les plus lourdes , comme le chantait Marie, la force de l’amour renverse les puissants de leur trône et élève les humbles, les petits. Quand des hommes s’unissent pour défendre la justice, les puissants craquent.
L’amour, et la force du pardon font éclater les pierres les plus lourdes qui pèsent sur les cœurs.

Jésus nous dit : je suis avec vous dans vos Galilées modernes.
Suivez-moi sur ce chemin de vie, sur ce chemin d’amour.
J’ai donné ma vie, pour que le monde ait la vie.
On a tous quelque chose à donner, pour qu’il y ait un peu plus d’amour, de justice, de fraternité sur notre terre.
Je vous invite ce soir, chers amis, à regarder votre famille, vos voisins, vos collègues de travail avec des yeux neufs, lavés par l’eau de Pâques.

Joseph STENGER
LA FETE DES PEUPLES + homélie Le 29 mars 2006 à 12:58
Montagne-Verte et Elsau / Fête des peuples

Une fête multiculturelle du partage

La communauté de paroisse de la Montagne-Verte et de l'Elsau a organisé dimanche sa traditionnelle fête des peuples au foyer Saint- Arbogast. Dans une ambiance familiale et conviviale, 400 personnes ont ainsi participé à un repas multiculturel après la messe dominicale.
Depuis 1998, la fête des peuples réunit les paroissiens de la Montagne-Verte et de l'Elsau une fois par an pour partager un moment convivial. La cérémonie religieuse par laquelle commence cette fête a été cette année marquée par l'odeur d'encens apportée par la communauté indienne de la paroisse.
Alors que les organisateurs n'attendaient que 350 personnes, 400 paroissiens ont apporté des plats typiques de la quinzaine de communautés représentées pour le double de participants. Face à cette générosité, les organisateurs ont même dû se réapprovisionner d'urgence en boissons. Parmi les participants, une trentaine de Kehlois de l'église Saint-Arbogast jumelée avec celle du même nom à Strasbourg ont également fait le déplacement.
Tout l'après-midi, les animations spontanées des paroissiens se sont succédé sur scène. Les jeunes de la paroisse ont ainsi volontairement participé par des danses ou des chants.
La bonne nouvelle du curé.
L'équipe de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) a même préparé un questionnaire sur le soja (thème de la prochaine réunion du CCFD) avec un panier de produits du commerce équitable à remporter. Entre deux chansons à la guitare, le curé Joseph Stenger a tenu à préciser aux paroissiens qu'il serait encore pour quelques années auprès d'eux.

M.A.

© Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 14 Mars 2006..
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Chers amis,
Vous l’avez entendu dans la première lecture :
« Dieu appelle Abraham et lui demande d’aller sur la montagne pour lui offrir en sacrifice son fils unique.

« Abraham saisit le couteau pour immoler son fils »
Croyez-vous que Dieu ait voulu que Abraham sacrifie son fils Isaac ?
Bien sûr que non.
Mais peut-être Abraham pensait-il que Dieu lui demandait de faire cela.
Il faut savoir que, dans le pays où Abraham vivait, en Canaan, les religions païennes demandaient de pratiquer des sacrifices d’enfants.
Mais le vrai Dieu ne veut pas de sacrifices d’enfants. C’est pour cela que, dans ce récit symbolique, Dieu substitue un agneau à l’enfant pour le sacrifice.
Dieu ne veut pas la mort de ses enfants, mais la vie. Il ne se réjouit pas de la mort des vivants. La mort un jour sera vaincue.
Dans ce sens, le sacrifice d’Isaac est une scène prophétique. Il annonce le sacrifice du Christ sur la croix, le sacrifice du Fils de Dieu, qui est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix pour nous dire : l’amour est plus fort que la mort.

Aucune religion digne de ce nom ne peut admettre que des hommes souffrent et meurent, par la volonté d’autres hommes, pour soi-disant faire plaisir à Dieu.

Quelque soit notre origine ou notre religion, nous sommes doublement frères.
Nous sommes frères parce que nous sommes tous de la même pâte humaine. Il n’y a qu’une seule race, la race humaine. Nous sommes tous des enfants d’Abraham. On a raison de dire qu’Abraham est le père des croyants, juifs, chrétiens et musulmans.

Puisque tu m’as obéi, dit Dieu à Abraham, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la bénédiction par le nom de ta descendance. Et nous avions raison de chanter, tout à l’heure dans le cantique de Daniel : « Vous tous les enfants des hommes, bénissez le Seigneur. »
Nous sommes tous frères, parce que nous sommes tous des fils d’Abraham, et surtout, nous sommes tous des enfants de Dieu. Dieu est notre Père à tous.
Et nous avons raison de chanter tout à l’heure : peuple de frères, peuple du partage, porte l’Evangile et la paix de Dieu.
Cela signifie qu’on ne peut jamais utiliser Dieu pour faire du mal.
Il y a des bons et des méchants partout, dans chaque peuple, et dans chaque homme il y a une part de bon et une part de mauvais.
Mais, comme chrétiens, on n’a pas le droit de dire : les juifs c’est ceci, les musulmans c’est cela. Quand on généralise ainsi, cela s’appelle du racisme.
Le racisme c’est quand on fait du mal à une autre communauté à cause de son origine ou de sa religion. Il peut y avoir du racisme contre les juifs, contre les musulmans et bien sûr aussi contre les chrétiens, et cela arrive parfois quand les enfants ou les jeunes chrétiens sont minoritaires à l’école ou dans le quartier.

Le racisme c’est un mal pernicieux qui s’infiltre partout.
Des chrétiens, dans le passé, et récemment encore ont fait la guerre, ont tué, au nom de Dieu, les juifs ont tué et tuent encore, au nom de Dieu , des musulmans ont tué, et tuent encore, au nom de Dieu.
Et aujourd’hui, le racisme, comme la peste, semble à nouveau se développer dans notre société.
Tout cela est intolérable pour des croyants, c’est vraiment une déformation de la religion.

Il est donc bien vrai que le chemin de la fraternité universelle est un chemin difficile. Nous ne pouvons le vivre qu’en suivant Jésus, le frère universel.
Comment suivre Jésus ?
Il suffit de regarder dans l’Evangile. Il suffit de lire le passage qui précède l’Evangile d’aujourd’hui :
« Jésus dit à ses disciples :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grand prêtres et les scribes, qu’il soit mis à mort, et que 3 jours après, il ressuscite.
Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. »

quand on essaie d’avoir pour chaque homme un regard d’amour, un visage de tendresse, comme Jésus l’a fait, sans faire de différence, çà ne plait pas à tout le monde.
Quand on dénonce l’hypocrisie ce ceux qui couvrent l’exploitation, le massacre de centaines de milliers d’innocents à travers le monde, et particulièrement d’enfants, par le biais de mécanismes économiques, quand on dénonce les esclavages d’aujourd’hui
Quand comme Jésus on prend le parti des pauvres et des exclus et qu’on s’identifie à eux
Alors, comme Jésus on appelé à connaître les mêmes difficultés, les mêmes critiques, les mêmes ennuis que lui, passer par la croix pour renaître d’une vie nouvelle.

Cela, les apôtres ne l’avaient pas bien saisi. La perspective de la croix leur faisait peur.
C’est pour cela que Jésus a emmené ses apôtres les plus proches sur la montagne, et que là, il leur est apparu transfiguré, en compagnie de Moïse et du prophète Elie.
Il voulait déjà leur faire entrevoir que toute cette histoire allait se terminer d’une manière très belle, dans la gloire.
Ce jour là, la Parole du Père a retenti : Celui-ci est mon fils bien aimé.
Et depuis que Dieu a dit cela d’un homme comme nous, de notre race humaine, nous sommes tous frères en Jésus.

Pierre aurait bien voulu rester là haut sur la montagne du Thabor bien au chaud, bien en sécurité.
Mais il a fallu redescendre dans la plaine, au milieu des hommes, dans la dureté de la vie de tous les jours et continuer le chemin, jusqu’à une autre colline, le Golgotha.

Pour nous aussi, aujourd’hui c’est la fête. Notre belle fête des peuples.
Mais notre fête n’est pas une évasion hors du réel, ce n’est pas du folklore.
Participer à une fête comme celle d’aujourd’hui c’est s’engager demain à redescendre dans les réalités de tous les jours, se mouiller dans les combats d’aujourd’hui partout où l’homme est sacrifié par la volonté d’autres hommes, broyé part la machine économique, tous les systèmes d’exploitation.

Aujourd’hui, faisons la fête. Cà nous réchauffe nos cœurs. Cà nous fait beaucoup de bien. Que vive la fête des peuples. Mais notre fête sera vraie que si
la fête se continue dans la vie de tous les jours par notre engagement pour une société plus juste, une vie plus fraternelle.
Joseph Stenger
Joseph Stenger / Infatigable curé de banli Le 9 février 2006 à 19:26
Région - Itinéraires / Joseph Stenger
Infatigable curé de banlieue

A 62 ans, le père Joseph Stenger, curé des paroisses de l'Elsau et de la Montagne-Verte et aumônier du Mouvement du Nid, n'a perdu ni la foi ni le sourire. Après 37 ans passés aux côtés des plus démunis, il conserve l'espoir intact de rendre le monde meilleur.

Sur les étagères de son salon, au 5e étage d'une HLM de l'Elsau à Strasbourg, se côtoient la biographie de Saint-François-d'Assises, des livrets de chants révolutionnaires et l'histoire générale du socialisme. Le père Joseph Stenger, né dans une famille modeste de Rosteig, village ouvrier d'Alsace du nord, vit dans ce quartier depuis 1999. Curé de banlieue depuis son ordination en 1969, le père Stenger a la vocation. Jeune séminariste inscrit à la faculté de théologie, il s'engage dans le syndicalisme étudiant et « fait » Mai 68 :« On a occupé le Palais U », se souvient-il l'air enjoué. « Ensuite, c'était naturel pour moi d'aller en cité. »

« Au début, ça fait un peu peur »

Il se bat pour une autre société, plus juste. Bischheim, la Meinau, le quartier Wagner à Mulhouse, le Neuhof. Il a assisté à l'appauvrissement des cités. Aumônier des jeunesses ouvrières catholiques (JOC), engagé dans le mouvement du Prado (qui assiste les prêtres de ! paroisses difficiles dans toute la France), il a écumé les quartiers et le rural pauvres, les prisons, côtoyé les handicapés, les prostituées. C'est pourquoi, il y a sept ans, l'évêché le nomme aumônier du Mouvement du Nid, engagé dans la lutte contre la prostitution.
« Au début, ça fait un peu peur, avoue le prêtre. Le monde de la nuit, ce n'est pas mon monde. » Mais le père Stenger apprend : d'abord simple permanent, il accueille les hommes et les femmes prostitués, leur offre le café, essaye de régler leurs problèmes administratifs, discute. « C'est important de voir que ce sont des personnes comme les autres, avec un itinéraire difficile et des enfants, souvent placés. »

« Heureusement, de temps en temps elles nous appellent »

Puis c'est l'expérience « du trottoir ». Environ deux fois par mois, l'aumônier va à la rencontre des filles de la rue. « Pour ces femmes, c'est important que je sois prêtre, ça leur montre qu'elles ne son! t pas exclues de l'Eglise. Certaines sont très croyantes. On leur montre qu'on les aime, qu'on les respecte, c'est le plus important. »
L'aumônier déplore que la loi Sarkozy ait coupé le contact entre le Nid et les prostituées. « Notre seul moyen d'atteindre les femmes, c'est la rue. Maintenant, elles sont en salons de massage ou dans des studios. Heureusement, de temps en temps, elles nous appellent. Quand elles viennent, c'est qu'elles veulent s'en sortir. » Peu de baptêmes, jamais de mariage, quelques confessions, surtout des enterrements et toujours un nouveau combat : l'engagement du moment, une pétition contre le bordel géant que veulent installer les Allemands pour les amateurs de football pendant la Coupe du monde. Peut-être un dernier tour de piste pour ce curé dévoué, avant d'intégrer une paroisse plus tranquille, dans son Alsace du nord natale.

Marie Marty

© Dernières Nouvelles d'Alsace - 6.3.2006
Interreligieux, superflu ou nécessaire ? Le 21 décembre 2005 à 10:10
Le 9 décembre 2005, il y a eu la rencontre de l’interreligieux au centre social et culturel de l’Elsau, rencontre qui a rassemblé une cinquantaine de personnes entre catholiques, protestants et musulmans. Celle-ci nous a réuni sous le signe :

« vivre ensemble »

Le but de l’interreligieux est de créer des liens de plus en plus forts entre les communautés de nos quartiers et de se montrer toujours présents à l’appel des autres.
Il y a eu un mot d’accueil de la part de père Joseph suivi d’une lecture de l’ancien testament que Daniel Priss nous a commentée et quelques chants de son répertoire, qui ont été bien entendus, agrémenté par les sons de sa guitare, sans oublier Francine qui nous a comblé par une très belle prière universelle.
Le Coran nous a été chanté par un enfant musulman et commenté par un Imam.
L’Evangile qui parle du Samaritain nous a été lu par Carmen et commenté par moi –même.
Tout cela c’est bien déroulé dans le respect mutuel, nous avons terminé cette rencontre autour du verre de l’amitié.
On juge la réussite des manifestations, en général, par le nombre de personnes présentes pour constater l’importance qu’on accorde au sujet.
Je remercie de mon coté ceux qui étaient présents à cette rencontre sans pour autant oublier les gens qui n’ont pas pu se déplacer ce jour là. Mais une question se pose: est ce que l’interreligieux représente une action chrétienne pour la plupart de nos paroissiens ?
Moi-même, d’origine libanaise, j’ai vécu dans mon pays natal la guerre et la destruction par manque de dialogue. Chacun restait sur sa position en se croyant le plus fort et en croyant détenir la vérité. Mais la vérité a été la désolation de tout un peuple et il en paye encore le prix…
Pour « vivre ensemble » il faut apprendre à se connaître, et pour se connaître, il faut apprendre à se parler et pour apprendre à se connaître et à se parler, il faut se rencontrer.
Pourtant, par nos rencontres nous montrons l’amour du prochain à l’image du christ. Lui qui est le vrai « samaritain ».

Ibrahim AWAD